e-inclusion: l'Europe et la fracture numérique
De la fracture numérique à l'e-inclusion
Discours institutionnel ou véritable enjeu de société, la question de la fracture numérique n'est pas moins à l’origine de la réflexion sur l’impact social des technologies de l’information et de la communication.
Née du constat de la disparité des ressources dans le monde, la notion de fracture numérique désigne, dans l’imaginaire collectif, le fossé abyssal subsistant dans l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de communication entre d’un côté un nord industrialisé et de l’autre, un sud pauvre et sous-équipé. De cette approche, il en est résulté un ensemble de programmes dits de ”réduction de la fracture numérique“ ou plus génériquement d’ ”intégration numérique“ initiés ça et là par les pays du nord en faveur de leurs “voisins“ du sud…
De nombreuses études menées depuis plusieurs années en Europe au travers de programmes de recherches (projet SIBIS) et de groupes de travail (ESDIS) imposent un autre regard et obligent les différents acteurs sociaux "à reconsidérer entièrement la fracture numérique " (Kaplan)
La fracture numérique ne se mesure pas uniquement entre pays nantis et pays pauvres ; elle se décline également à l’échelon national, voire local "entre populations plus ou moins favorisées et scolarisées, entre communautés culturelles, entre hommes et femmes, etc."
Une des conséquences de ces travaux, outre le glissement sémantique de «fracture numérique » à «e-inclusion», est l'évolution de la problématique des objectifs quantitatifs de pénétration des TIC (équipements, taux de connexion) vers leur usage comme outils au service de politique sociale (insertion).
Une petite faute de frappe s'est glissée dans le billet.
Lisez plutôt : "la question de la fracture numérique n'est pas moins à l’origine de la réflexion sur l’impact social des technologies de l’information et de la communication."
Rédigé par:Insa Manga | le 09 avril 2008 à 14:16