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février 2008

Compte rendu de l’Explorcamp du web2territorial - 1er février 2008

Le thème de la conférence était le géoweb et la cartographie 2.0, un sujet que je connaissais très peu. Les seuls outils que j’avais utilisés jusqu’alors étaient Google Earth et Mappy…

L’interactivité très importante entre les intervenants et les participants m'a particulièrement surpris. Le concept de l’Explorcamp me parait donc reposé sur le partage d’information et le retour d’expérience.

De manière synthétique, je retiens les points suivants de la conférence :

Il existe 3 modèles de cartographie numérique qui cohabitent :

1/ Le modèle de la cartographie SIG, dans ce modèle la carte est un outil de planification et d’aide à la décision. L’information est produite et consultable par des experts.

2/ Le modèle de la cartographie web 1.0 : la carte est ici un outil d’information et de communication. L’information est produite par des experts mais consultable par tous.

3/ Le modèle de la cartographie web 2.0 : la carte devient dans ce modèle un outil d’interaction et de participation. L’information est produite et consultable par tous.

La cartographie 2.0 permet de lire et d’écrire la carte. Elle modifie le contexte de développement de la cartographie numérique.

Le géoweb correspond au web chargé de données géographiques. Il se forme progressivement grâce aux usages et outils de la cartographie 2.0.

 La conférence m’a aussi bien sur permis de découvrir de très nombreux outils, dont voici une liste de ceux qui m’on particulièrement intéressés :

Mapped up: http://www.mappedup.com/, l’actualité mondiale présentée sur un planisphère.

Dismoioù : http://dismoiou.fr/, l’encyclopédie des lieux participative et réutilisable

Une cartosphère de Marseille : http://www.guerini2008.fr/index.php?q=cartosphere, localise les observations sur la vie de quartier à Marseille.

Google street view : http://books.google.com/help/maps/streetview/, propose des vues de la rue comme si l’on était un passant. La qualité des images et la puissance de zoom sont stupéfiantes.

Pages jaunes Villes en 3D : http://v3d.pagesjaunes.fr/, modélisation 3D de grandes villes françaises et étrangères.

Dans un prochain billet, je vous présenterai plus en détails Mapped Up.

Liens des outils présentés lors de l’Explorcamp du 1er février 2008

Vous trouverez ci-dessous une liste que j'ai établie de tous les outils présentés lors de la conférence:

Click2Map : http://www.click2map.com/

Community walk : http://www.communitywalk.com/

Dismoiou : http://dismoiou.fr/

Ex : Transport : http://trom.fr/

Ex : Citoyenneté : http://www.marseilleforum.com/marseille-par-satellite.php

Ex : Politique : http://www.guerini2008.fr/index.php?q=cartosphere

Ex : Urbanisme : http://decouverte.letram-brest.fr/

Ex : Culture : http://www.urbamania.com/

Ex : Tourisme : http://www.guidetouristique-vendee.fr/googlemap/map.php

Frappr: http://www.frappr.com/

Google Earth : http://earth.google.fr/

Google SketchUp : http://sketchup.google.com/intl/fr/

Google streetview : http://books.google.com/help/maps/streetview/

Justacoté : http://www.justacote.com/

Maplib : http://www.maplib.net/

Mapped up: http://www.mappedup.com/

Mapufacture: http://mapufacture.com/

My-Google-Maps : http://www.my-google-maps.com/

Nomao : http://fr.nomao.com/

Pages jaunes villes en direct : http://www.pagesjaunes.fr/villeendirect/accueil/AccueilVed.do

Pages jaunes Villes en 3D : http://v3d.pagesjaunes.fr/

Platial the people’s atlas : http://www.platial.com/mapkit

Poly9 FreeEarth : http://freeearth.poly9.com/

Sites liés à l’utilisation de Vélib : http://www.velib.paris.fr/, http://www.unvelovite.com/, http://www.parisavelo.net/, http://myvelib.free.fr/, http://www.viteunvelib.fr/, http://www.molib.fr/bienvenue

Twittervision : http://twittervision.com/

Up Next : http://www.upnext.com/entry.htm

Virtual city : http://www.virtualcity.ca/

Wikimapia : http://wikimapia.org/

Zee Maps : http://www.zeemaps.com/

Les logiciels libres plébiscités dans le cadre de la modernisation des Administrations

Dans le cadre du projet Adèle (pour l’e-administration) et de la modernisation des services de l’administration coordonnée par la Direction Générale pour la Modernisation de l'Etat (DGME), les logiciels libres sont particulièrement plébiscités.

Les raisons principales de ce choix résident dans :

- le faible coût des solutions libres, notamment du point de vue des licences. Notons par ailleurs que de nombreuses licences des logiciels utilisés par les administrations devaient expirer fin 2007. Il était donc nécessaire de les remplacer. L’opportunité d’opter pour les logiciels libres est ainsi apparue intéressante.

- le caractère personnalisable des logiciels libres (au niveau du code source notamment) : des développements spécifiques peuvent être réalisés par des développeurs puis transmis à l’ensemble des administrations ; ce qui permet de disposer de solutions adaptées aux besoins des administrations et de répartir et réduire les coûts de développement et d'évolution de ces solutions.

- la sécurité et l’interopérabilité des solutions libres. Les solutions libres, connues pour leur sécurité accrue, permettent de répondre aux exigences des administrations en matière de sécurité d’accès et des données. En proposant des formats de données standard (du moins, pour la plupart d’entre eux), les logiciels libres permettent de garantir l’interopérabilité des systèmes d’information de l’Etat et des collectivités locales, ce qui est essentiel. Les solutions libres permettent également de garantir la pérennité des données des administrations (notamment grâce aux formats standard ouverts).

L'administration électronique selon Jean-François Copé

Pour compléter ma note précédente, je vous propose une autre vidéo tournée à l’occasion du premier colloque international du droit de l’administration électronique (2006) et dans laquelle Jean-François Copé, à l’époque Ministre délégué au budget et à la réforme de l’État, aborde les enjeux de l’administration électronique.

Vidéo disponible à l’url : http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idvideo=5527

La vidéo étant d’environ 20 minutes, je me permets de vous résumer les éléments qui m’ont semblés essentiels sous forme de points-clé.

J’invite toutefois les étudiants travaillant sur le thème des services publics à visionner l’intégralité de la vidéo.

Points-clé :

- Le droit dans le domaine de l’administration électronique est encore relativement neuf. Beaucoup de choses restent à cadrer et à définir. Ce n’est qu’une fois ce travail accompli que l’administration électronique pourra passer « à la vitesse supérieure ».

- Jean-François Copé note un certain décalage entre l’intérêt des français envers les NTIC (qui sont « très consommateurs de nouvelles technologies » (CF : succès de la déclaration et paiement des impôts sur Internet - 6 millions de télédéclarants en 2006)) et l’implication des responsables politiques, qui sont encore parfois « un peu lents à s’approprier le sujet ».

- L’administration électronique s’inscrit dans le cadre de la modernisation de l’Etat, plus précisément de la réforme de la gestion du budget de l’Etat (géré sous la forme de missions). La LOLF (loi organique relative aux lois de finances) en est la base et permet notamment une meilleure transparence de la gestion du budget, la mise en exergue et le contrôle des économies réalisées, la maîtrise de la dépense publique. En cela, elle constitue un « outil de modernisation majeur ».

- Les changements induits par le développement de l’administration électronique sont au service :

-- des usagers : qui paient l’impôt et ont, à ce titre, le droit de revendiquer et d’accéder à des services de qualité. Jean-François Copé mentionne même les termes « client-roi » lorsqu’il parle des citoyens, usagers des services publics, et « zéro défaut » lorsqu’il évoque les services délivrés par les organismes publics. Ceci renforce l’idée déjà mise en avant dans une précédente note selon laquelle le statut du citoyen est véritablement en profonde transformation (le « citoyen » devient « client »)

-- des agents : Jean-François Copé affirme que beaucoup d’agents perçoivent ces changements de manière très positive. Ces changements constituent un véritable « instrument de modernisation, d’émulation, de motivation ».  Jean-François Copé poursuit sur le parallélisme sous-entendu entre service public / entreprise en évoquant l’idée suivante : « Nous devons aller dans une logique d’intéressement » aux résultats.

- Tous ces changements exigent de mettre en œuvre, au sein des administrations, un solide back office, constitué, entre autre, par des outils informatiques adaptés et donc, par la refonte de l’ensemble des systèmes des administrations, et ce, toujours dans une « logique d’évaluation ».

- La « source première de gain de productivité » est clairement la « généralisation de l’administration électronique ».
A ce propos, il est rappelé que l’utilisation des services de l’administration électronique a véritablement explosé durant les derniers mois sur les deux dernières années (la majeur partie des déclarations d’embauche sont effectuées en ligne, la quasi-intégralité des demandes de casiers judiciaires est effectuée via Internet, il en va de même pour les changements d’adresse...)

- Les objectifs fixés dans le cadre de ce discours sont les suivants :
-- La dématérialisation totale des démarches administratives d’ici fin 2007
-- La mise à disposition en janvier 2007 de 600 téléprocédures sur un portail Internet unique

- Les innovations devront porter ensuite davantage sur :

-- La personnalisation de l’administration en ligne (notamment avec le projet « monservicepublic.fr », qui est un portail personnalisé sécurisé permettant aux usagers de télécharger et stocker au format numérique de nombreux formulaires administratifs, des pièces administratives, des avis d’imposition, des bulletins de paie...)

-- La diversification des services proposés en ligne (de la demande d’acte de naissance, aux services douaniers, en passant par la dématérialisation des flux et des échanges comptables entre les collectivités locales et l’Etat...)

- Ce discours se clôture sur les points forts de la politique de l’administration électronique, à savoir :
-- Une « présence sur l’ensemble du territoire »
-- Une « présence dans l’ensemble des sphères de l’administration de l’Etat »
-- Un « partenariat entre l’Etat et les Collectivités Locales »
-- « Le tout au service des usagers »

- Enfin, Jean-François Copé soulève la nécessité de mener une politique de comparaison au niveau international afin de mutualiser les efforts réalisés dans le domaine de l’administration électronique et d’échanger sur les bonnes pratiques.

Synthèse des enjeux de l'administration électronique

Une petite vidéo intéressante qui résume les enjeux de l'administration électronique (ou du moins, ses enjeux principaux), tant pour les citoyens/usagers du service public que pour les administrations et leurs acteurs.

Nom de l'interviewé : Nicolas Conso, chef du projet "Développement numérique des territoires" de la Caisse des Dépôts ; interrogé par Suzanne Galy d'Aquitaine Europe Communication
Lieu et date de l'interview : 7es Assises du Net et des TIC pour les collectivités, 31/05/2007
Lien : http://www.dailymotion.com/video/x2dd2d_eadministration-les-evolutions_politics

SOS-21

Voici une application qui va plaire aux amateurs de mashup et autres web2.0.

Un univers virtuel qui prend en compte le développement durable,
La liste des partenaires du projet est éloquente.

Des outils vidéo-ludiques pour sensibiliser les citoyens fonctionne bien. J'ai présenté food force lors d'une nuit de l'internet a Ivry, le succès auprès des 8-12 ans a été au delà de mes espérances.

SOS-21 est un "serious game" qui est offre un portail proposant des accompagnements pour les entreprises et les collectivités. Les collectivités, au travers d'outils de géolocalisation, peuvent sensibiliser les populations sur les enjeux de leur territoire...

Dans les partenaires on compte : l'association Maires de Grandes Villes de France, l'association Maires de Petites Villes de France, le réseau Polytech... Il est probable que l'AMIF, partenaire du projet Europe et fort sensible aux outil de ce genre vienne grossir les rangs ;)


WIKIMAPIA : Un outil de cartographie collaboratif

Nous avons assisté dans le cadre du cours sur les nouvelles technologies à un séminaire sur l'exploitation du Géoweb et des services cartographique 2.0.

Cette conférence fut très intéressante car nous avons pu entendre des témoignages et des exemples d'utilisation des opportunités qu'offre le Géoweb et ses applications dans le secteur public.

Nous avons pu voir qu'actuellement cohabitent 3 Modèles de cartographie numérique : La cartographie SIG (info produite et consultable par des experts = outil de planification et d'aide à la décision),  La cartographie Web 1.0 (info produite par des experts et consultable par tous = outil d'info et de communication) et enfin le modèle de cartographie Web 2.0 = outils d'interaction et de participation.

J'axerai mon article sur la présentation de l'outil WIKIMAPIA, un modèle de cartographie type "Web 2.0".
Cet outil permet de cartographier et décrire la planète Terre vue grâce aux vues satellitaires de Google Maps et de les annoter avec système wiki (système de gestion de contenu de site web qui rend les pages web librement et également modifiables par les visiteurs autorisés).

En ce qui concerne l'historique de cet outil, il fut conçu à l'initiative des russes Alexande Koriakine et Evgeniy en 2006.

Le principe : Permettre à des internautes de déposer des informations sur des lieux géographiques en sélectionnant la zone souhaitée.

J'ai par exemple créé la zone de l'IUP sur la vue satellite du bâtiment de l'iup..

Wikimapia1_2 Wikimapia2_5


Wikimapia3 Wikimapia4

Vous pouvez consulter mon ajout grâce au lien en cliquant ici.

On peut imaginer une multitude d'applications pour les entreprises ou les collectivités territoriales :

Une ville cartographiant l'ensemble de ses locaux et infrastructures, une entreprise répertoriant géographiquement l'ensemble des magasins de sa chaine et ses zones de challandise ...

En résumé WIKIMAPIA est un outil qui se construit chaque jour un peu plus grâce à la participation de milliers d'internautes.

Cartographie : quel(s) usage(s) pour le développement durable ?

Les nouveaux outils de cartographie numérique en ligne, leur facilité d’accès et d’utilisation, sont surtout, nous l’aurons compris à travers l’Explorcamp du 1er février, au-delà de leurs caractéristiques fonctionnelles somme toute identiques ; un support transverse qui se révèle intéressant par l’usage que l’on en fait.

Dans le domaine des initiatives de développement durable, les usages du géoweb et des services cartographiques web 2.0 sont multiples car ils associent diffusion, partage de l’information et sensibilisation aux enjeux environnementaux. Le développement croissant des outils collaboratifs type GoogleMap laissent augurer l’apparition de cartes localisant tout types de services éco-citoyen : co-voiturage, lieux d’animation nature, Agenda 21,… tant au niveau individuel qu’au niveau des collectivités.

Les cartographies non collaboratives ne sont pas en reste puisque on trouve de nombreuses initiatives de mise à disposition de cartes qui informent les internautes sur la qualité de l’environnement. C’est le cas de AIRPARIF qui propose au public, aux autorités et aux chercheurs une carte journalière de la pollution de l’air en Ile-de-France en fonction de différent polluant : dioxyde d’azote, poussière, benzène, ozone… associé à un indice de qualité de l’air.

De même, le registre français des émissions polluantes à l’initiative du Ministère de l’Ecologie et du développement durable met à disposition du public un outil de cartographie interactive qui localise les principales émissions polluantes de sources industrielles et agricoles. L’outil permet une localisation précise sur l’ensemble du territoire des types de risques (polluants, déchets), des milieux de rejet (eau, sol, air) et des activités agricoles et industrielles concernées.

Exemple d’usage à retenir enfin pour les collectivités, les cartes interactives de Bretagne Environnement localisant un maximum de données relatives au patrimoine naturel, à l’eau, la mer et le littoral, l’air et le climat, les sols, les risques et le développement durable de la région. La carte est personnalisable par l’utilisateur. Ci-dessous l’exemple d’une carte recensant les éoliennes bretonnes…

Carte_bretagne_2

Ses voisins à portée de clic : la géolocalisation au service d’un réseau local

Qui a dit qu’Internet était une menace pour le lien social ? En effet, on s’interroge beaucoup sur la qualité des contacts créés et/ou entretenus via Internet. En fait Internet est un outil et tout dépend de l’usage que l’on en fait.

Il y a quelques jours, j’ai découvert le site Internet www.peuplade.fr. Ce site web a été conçu à partir de l’idée originale d’utiliser le web pour rencontrer et interagir avec ses voisins. L’objectif est d’utiliser Internet et les techniques du web 2.0 pour favoriser les actions de quartier et les interactions entre particuliers, renforcer les liens entre les habitants du quartier en organisant des apéros dans les bistrots du coin, en donnant des coups de main entre voisins ou encore en rendant des visites chez les personnes isolées (solidarité de proximité), développer des réseaux locaux, publier des petites annonces, lancer et réaliser des projets, connaître les événements de son arrondissement, rencontrer son voisinage…

À l’origine, www.peuplade.fr a été développé pour le quartier des Épinettes. Puis par le bouche à oreille et la motivation des premiers inscrits, le projet s’est étendu à tout Paris. Ce projet connaît un certain succès puisque désormais il a été déployé dans d’autres grandes villes telles que Lyon, Marseille, Rouen, Grenoble, Strasbourg, Bordeaux, etc.

Le cœur du projet repose sur le site Internet www.peuplade.fr qui permet à l’habitant de s’inscrire ou de s’identifier comme participant à un projet proposé sur le site web. L’inscription consiste à remplir une fiche signalétique, basée sur des questions ouvertes qu’on est libre de renseigner ou non. Mais surtout l’utilisateur se géolocalise sur une carte « GoogleMaps ».

L’outil central de ce site web est cette fameuse carte des voisins qui permet à chaque utilisateur de découvrir virtuellement son quartier, sa ville et ses voisins. En fait, en navigant sur la carte, l’utilisateur a accès aux fiches de ses voisins qu’il peut ainsi contacter. Il peut également s’informer des différents projets (fêtes, rendez-vous, sorties…) organisés dans le quartier, s’y inscrire et pourquoi pas en proposer de nouveaux. Il peut consulter et/ou publier différentes annonces. Il a aussi la possibilité d’échanger des biens et des services.

Tous les contenus (humains, évènements ou services) possèdent une adresse géographique qui permet d’en présenter le contenu en fonction de sa proximité physique par rapport à l’utilisateur. Ces éléments publiés sur le site sont classés non pas par thème mais par rapport à la distance qui les sépare de l’utilisateur. Les contenus les plus proches apparaissent donc en tête. C’est ainsi que www.peuplade.fr permet à la fois de faciliter le quotidien des gens et de créer des liens avec son entourage local.

L’utilisation de cette carte pour géolocaliser tous les éléments du site est enrichie par la mise à disposition de plusieurs autres outils :
    -    Auto-portraits : présentation des inscrits
    -    Petites annonces : offre et demande de biens et de services
    -    Messagerie interne : envoyer et recevoir des messages
    -    Les idées : initiatives et projets du quartier
    -    Les rendez vous et les peuplades : rencontres entre habitants
    -    Bibliothèque de projet : meilleures pratiques pour les projets déjà proposés
    -    Album photo
    -    Forums thématiques
    -    Livre d’or
    -    Système de vote sur les suggestions des membres

Quelques chiffres : www.peuplade.fr, c’est… 70 000 inscrits, plus de 700 rencontres mensuelles, 121 quartiers parisiens où se rassemblent toutes les semaines des voisins pour prendre l’apéro, un public principalement entre 28 et 55 ans, dont 60 % femmes.

Voici une capture écran du site Internet :

Sitepeuplade_3  

La faille de Linux

Le système d'exploitation Linux, réputé pour sa sécurité, présenterait une faille importante en terme de vulnérabilité.

Il serait en effet possible, depuis un compte utilisateur lambda, d'obtenir des droits d'administration, ce qui risque, dans certains cas, de poser de sérieux problèmes.

Mais rassurez-vous, une mise à jour corrigeant cette faille est disponible sur le site officiel de Linux.

Cette découverte n'est néanmoins pas sans conséquence pour la réputation de Linux, qui se veut imbattable en matière de sécurité.

Réduire la f(r)acture numérique

Neuf Cégetel vient de remporter un appel d'offres de mise à disposition d'une offre "triple_play social" pour le parc immobilier de l'OPAC-Paris (100 000 logements !). Au tarif de 1,19 € TTC/mois, l'offre permet aux locataires de profiter sur un réseau fibre d'une connexion ADSL (512k), de la TNT FullHD et de la téléphonie.
Originalité, le réseau fibre sera mutualisé et ouvert à tous les fournisseurs d’accès internet, permettant aux locataires de choisir une alternative à Neuf Cégetel. L'opération permet également à Cégétel de s'affranchir des demandes d'autorisation de connexion des immeubles, favorisant par-là leur démarches auprès des syndics et propriétaires d'immeubles parisiens.
La Fondation Free proposait depuis plus d'unan une offre gratuite de "triple play social".

L'objectif municipal étant d'atteindre en 2010, 80% de parisiens connectés.

A lire :
La course à la fibre optique dans les immeubles  (JDNET)
http://www.journaldunet.com/ebusiness/telecoms-fai/dossier/080118-reunion-syndic-operateurs-fibre-optique/index.shtml

Progression du taux d'équipement en nouvelles technologies au sein des ménages français

Selon une enquête réalisée par le Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de vie (Credoc) entre juin 2006 et juin 2007(ayant pour objet d'évaluer la diffusion des nouvelles technologies en France) il s'avère que le taux d'équipement des ménages français en micro ordinateur et en connexion à Internet haut débit est en forte progression.

Selon cette étude, 64% des adultes disposent d’un ordinateur à domicile (en juin 2007), contre 57% en juin 2006, et 53% d'entres eux sont équipés d’une connexion Internet, contre 43% en 2006.

Le taux d'équipement chez les jeunes (12-17) est également en forte progression : il a été établi à 72% en juin 2007.

Les principaux usages recensés au cours de cette étude sont la recherche d'informations médicales et la recherche d'emploi.

Cette enquête révèle par ailleurs que les services d'administration en ligne sont en très forte progression (57%).

Firefox arrive sur les mobiles !

Amateurs et propriétaires de PDA/Smartphone, vous devez surement avoir IE, Opera… sur votre mobile… encore un peu (beaucoup ?) de patience, Firefox arrive…  

En effet, Firefox aura, lui aussi, sa version mobile. L’interface est en cours d’élaboration, avec des variantes pour les écrans de téléphones tactiles ou traditionnels.

Doug Turner, responsable du projet, affiche clairement les directives. L’objectif est de laisser un maximum de place à l’affichage de la page. En effet, seul une icône Firefox, apparaitrait en bas à droite de la page. En cliquant dessus, une zone transparente intégrant la barre d’adresse, le bouton recharger, le bouton précédent, le bouton suivant, les bookmarks et les éventuelles extensions Firefox apparait. (Voir illustration en bas)

Autre objectif fixé par la Mozilla Foundation : Firefox mobile sera multiplates-formes (Symbian, Windows Mobile et Linux). Seulement, la sortie n’est prévue que dans un an (minimum)… « Tout vient à point à qui sait attendre » ?

Voici les maquettes du futur navigateur :

Illustration prise sur le site ZDNET (http://www.zdnet.fr/galerie-image/0,50018840,39378331,00.htm)

Explorcamp : Google Maps

Retour d’expérience sur l’explorcamp du web 2 territorial : Google Maps

L’explorcamp animé par Loïc Hay était de très bonne qualité. On remarque une certaine interactivité entre les animateurs et les explorcampeurs. En effet, Loïc Hay fait participer ces derniers activement à l’explorcamp, notamment à travers des demandes de REX, des questions, des demandes d’opinions etc.

Je trouve aussi que le fait d’avoir fait intervenir en personne un des concepteurs de l’outil click2map pour la présentation de cette dernière, a été une valeur ajoutée pour l’explorcamp.

Loic Hay : « Découverte de nouveaux services jusqu’à l’invention de nouveaux usages »

Suite aux difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des services NTIC, Loïc propose un atelier de mise en œuvre des scénarios d’usage pour les nouveaux services. Cet atelier pourrait durer une trentaine de minutes. Chaque explorcampeur est libre de proposer son atelier, et l’animera auprès d’autres explorcampeurs. Le but est, à travers cette démarche collaborative, de faciliter l’intégration des TIC au sein des organisations. Je trouve que cette initiative est très encourageante.

Après nous avoir présenté les différents modèles de la cartographie (SIG, Web 1.0, 2.0), puis l’émergence du géo web, des outils cartographiques nous ont été présentés (ainsi que des services incluant des fonctions de géo localisation : EditGrid, Flickr etc.). D’autre part, nous avons pu découvrir les différents critères (services sources, importation, exportation, édition, collaboration) qui nous permettent d’évaluer un service cartographique 2.0 « en un coup d’œil ».

Loic Hay : « Google Maps, la référence »

Parmi les outils présentés, j’aimerais faire un zoom sur Google Maps. Présenté comme « l’incontournable » par Loïc, Google Maps est une application web recouvrant un outil d’annuaire et des données cartographiques mondiales.

La base de données de Google Map peut être interrogée comme un service de renseignement classique pour principalement :

- localiser un emplacement
- calculer un itinéraire
- rechercher visuellement des lieux préalablement indexés sur une carte.

Le recouvrement carte / annuaire permettant de multiplier les points de vue, la souplesse d’un moteur de recherche à la Google (le mot "pizza" entré en lien avec un nom de ville indique immédiatement l’emplacement des restaurateurs de pizza sur une carte). Ceci est une valeur ajoutée de l’outil.




De plus, côté technologie, nous pouvons noter que l’utilisation de la technologie AJAX rend efficace les rafraîchissements de pages.

Affichage de la carte sur votre propre site web

Google Map permet aussi de personnaliser et d’intégrer l’outil dans des pages de son propre site Web. En effet, une carte dynamique peut être intégrée à un corps de page HTML via un simple appel à une API distante. Pour rappel, comme défini durant l’explorcamp, un API est « une interface de programmation qui permet de recourir aux fonctions et contenus d’une application web à partir de commandes externes ». L’affichage de la carte est ensuite gérée par l’appel à des fonctions JavaScript la rendant paramétrable pour différents points (coordonnées initiale de la carte affichée, réponse aux actions utilisateurs, etc.)

Affichage de la carte par une configuration manuelle des paramètres (variables) de l’URL

Google Maps permets la construction de cartes en passant par les paramètres dans l’URL.

N.B :

- La variable est entre [variable]
- Dans la valeur de la variable, le caractère « espace » est remplacé par le caractère « + »
- Possibilité de combiner plusieurs variables en utilisant le caractère « & ».

Voici la liste des principaux paramètres que l’on peut spécifier à http://maps.google.com/maps? :

Exemple : q=8+rue+des+palombes+pontault+combault+France&z=13. Ici on veut afficher la carte au 8, rue des palombes, à Pontault Combault avec un zoom de 13.

[q] : adresse è un marqueur se positionne sur l’adresse
Exemple : http://maps.google.com/maps?q=8+rue+des+palombes+Pontault+Combault

[ll] : centre de la carte (latitude / longitude)
Exemple : http://maps.google.com/maps?ll=45.741652,4.888916

[z] : zoom è valeurs allant de 1 à 17 (du plus large au plus étroit)
Exemple : http://maps.google.com/maps?z=13

[saddr] & [daddr] : itinéraire (adresse source / adresse destination)
Exemple : http://maps.google.com/maps?saddr=rue+des+palombes+Pontault+Combault&daddr=94350+villiers+sur+marne

[q] & [near] : ressources de l’annuaire
Exemple : http://maps.google.com/maps?q=college&near=rue+des+palombes+Pontault+Combault

[t] : variations du fond de carte è k pour satellite, h pour mixte, rien pour l’affichage classique
Exemple : http://maps.google.com/maps?t=h

[hl] : langue
Exemple : http://maps.google.com/maps?hl=fr

Pour les amateurs de programmation, grâce au langage PHP par exemple, vous pouvez générer une carte de façon dynamique, à travers un formulaire sur votre site WEB ! N’hésitez pas à me contacter pour une démonstration plus poussée (faroze.abdoul@gmail.com)

Présentation de Dismoiou.fr

Suite à mon post d’hier, j’aimerais vous présenter un service de géolocalisation très pratique que j’ai découvert à l’issue de la conférence : Dismoiou.fr.

Dismoiou.fr est un site où chacun peut partager et recommander des bonnes adresses en localisant, décrivant et commentant, sur une carte fournie par Google Maps, les lieux de son quartier, sa ville...

Présenté comme service intermédiaire entre Wikipedia et Google Map, Dismoiou.fr se veut résolument web 2.0. Il repose ainsi sur le même principe qui a fait le succès de Wikipedia et qui consiste à placer l’internaute au cœur de la création de connaissance, via la création d’une véritable encyclopédie collaborative.
Dismoiou.fr se différencie toutefois en ajoutant une touche d’innovation : la combinaison de ce type de service (notamment son aspect communautaire) aux cartes de Google.

Les fonctionnalités proposées sont tout simplement remarquables. Après s’être créé un compte (en moins de 2 mns), il est possible d’accéder à tous les lieux répertoriés, localisés, décrits, commentés et notés par les membres de Dismoiou.fr. Des photos permettent même d’avoir une idée plus précise du lieu répertorié.
Les outils Google Maps permettent de disposer des tous les outils de navigation au sein des cartes proposées (zoom, définition du périmètre de visualisation...) et de visualiser ces dernières sous forme de plans, sous une vue satellite ou sous une vue combinant les deux.

Principe phare de Dismoiou.fr oblige, il est ensuite possible de commenter tout ce qui se trouve sur les cartes mises en lignes : avis sur un restaurant, notation/évaluation d’un centre de sport, ajout d’éléments de description pour un musée... toutes les informations concernant un lieu sont librement modifiables par les utilisateurs.

Pour simplifier la recherche, les lieux indiqués sont associés à diverses catégories. Il est ainsi possible de rechercher très facilement (en sélectionnant des catégories) des lieux où l’on peut :
- « Apprendre » (bibliothèques, médiathèques, centres culturels, écoles ...) ;
- « Equiper ma maison » (cuisine, décoration, électroménager...) ;
- « Sortir » (bars, pub, cafés, cinémas...) ;
- « Faire ses courses » (alimentation générale, boucheries, charcuteries, boulangeries, pâtisseries, épiceries...)
- « Faire du sport » (kart, piscine, remise en forme, skatepark, tennis...)
- « Prendre soin de soi » (bains, saunas, hammams, bronzage UVA, coiffeurs...)

Un champ de recherche permet également d’effectuer des recherches personnalisées.

Autre principe phare de Dismoiou.fr : la création de connaissances. Il est donc normal de pouvoir ajouter un lieu sur la carte et d’entrer, pour ce lieu, une description assortie de commentaires, notations...

De plus, le côté communautaire de Dismoiou.fr permet d’appartenir à une véritable communauté où chacun peut :
- voir les membres de Dismoiou.fr connectés, par zone périmètre géographique
- gérer son profil et accéder aux profils des autres membres (avec les classiques description, centres d'intérêt, loisirs, sites internet, commentaires...)
- visualiser les derniers événements enregistrés sur Dismoiou.fr, comme par exemple les modifications de mes lieux, les commentaires sur mes lieux, les visites de mes lieux, les commentaires d'un lieu enregistré en tant que favori, les commentaires et modifications d'un lieu près de chez moi, les visites de mon profil...
- envoyer et recevoir des messages aux et des différents membres

Enfin, Dismoiou.fr propose des fonctions d'exports de cartes sur des sites et blogs et sur de multiples GPS (téléchargement de l'ensemble des lieux localisés par les membres sur la plupart des GPS (tomtom, viamichelin, garmin, navigon, navman)).

Pour conclure, les points forts et limites de ce service semblent être :

Points forts :
- Service gratuit, en français, intuitif et facile d'utilisation
- Des fonctionnalités très complètes. J’ai notamment apprécié le système de vote permettant de donner son avis sur un lieu et l’aspect très communautaire permettant à tout le monde de commenter « tout ».
- Tracabilité des commentaires postés et de leurs auteurs (permet de limiter le « buzz » contre un lieu, qui pourrait constituer un sérieux problème à ce type de service)

Points faibles :
- Informations manquant parfois de précisions
- Quelques bugs se produiraient parfois (selon les dires de certains membres... à confirmer)

Dismoiou_2

Salon Linux et Open Source CNIT 28-31 janvier 2008

Le salon Linux et Open source s'est déroulé du 29 au 31 janvier 2008.

Je m'y suis rendu et suis passé devant une affiche dont il me parait intéressant de vous parler :

Logiciel libre en campagne : « nos futurs élus locaux sont invités à prendre conscience des enjeux liés aux logiciels libres ». Le but est d’inscrire ce thème à la campagne électorale des municipales de 2008. Pour plus d'informations consultez le site suivant :  http://candidats.fr

Je réalise actuellement un compte rendu des notes que j'ai prises notamment lors d'une conférence sur le travail collaboratif. Pour ceux qui sont intéréssés, je vous l'enverrai par mail pour ne pas surcharger le blog.

Un outil web géographique : O.D.I.L

Dans le cadre de la présentation d'un outil web géographique, voici un descriptif d'O.D.I.L : Outil d’Aide au Diagnostic d’Implantation Locale , un outil conçu par L’Institut National des Statistiques et des Etudes Economiques (INSEE) dans le cadre d'une gamme de produits statistiques pouvant aider les créateurs d'entreprise dans la préparation de leur projet.

Cet outil d'accès sécurisé est à la disposition des créateurs d'entreprise et repreneurs gratuitement par l'intermédiaire d'organismes de la création d'entreprise. Il s’agit de partenaires de l'Insee (Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Banque du développement des petites et moyennes entreprises (OSEO-BDPME), France initiative réseau, réseau des Boutiques de gestion, Chambres de commerce et d’industrie, Chambres des métiers, Afpa, Greta….). Ces organismes ont tous signé une convention pour que les créateurs de leurs circonscriptions puissent confronter leur projet aux réalités du marché et de la concurrence. (Convention signée en 2004 à la CCI de l’Oise)

Objectif : Réduire les risques d’échec, en permettant au porteur de projet de prendre les mesures adéquates pour s’insérer durablement sur son marché.

La volonté de l’INSEE est de rendre les informations économiques plus opérationnelles, grâce à cet outil pour produire en direct une partie d'une étude de marché personnalisée. L’étude de marché doit rassembler le maximum d’informations susceptibles d’identifier les opportunités du marché et de prendre la décision d’aller plus loin dans son projet. Les éléments fournis par ODIL permettront au futur créateur / repreneur, d'évaluer la faisabilité du projet, de structurer et de construire son étude de marché, et d’avoir des éléments clés pour convaincre les financeurs.

Principe : A partir d’un choix d’implantation géographique, le futur créateur peut visualiser sur une carte un ensemble d’informations relatives à sa future activité et des données sur la consommation des ménages. Cet outil permet de réaliser plusieurs simulations.

ODIL offre la possibilité de déterminer sur une zone géographique choisie:


• la concurrence existante et les
établissements actuels du secteur de l'activité économique envisagée,


• la clientèle probable en termes de catégories socioprofessionnelles,
  classes d’âges, type de logement, revenu imposable…


• l’estimation du potentiel de consommation de la zone de chalandise sélectionnée selon   l’offre de produits à partir des dépenses commercialisables.

Les avantages et les inconvénients cités ci-dessus, font suite à notre retour d’expérience en tant que Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Oise par rapport à l’outil.

Avantages de l’outil :

-         Un outil précieux pour commencer et/ou alimenter une étude de marché.

-         Il permet aux créateurs de préparer leur projet et de trouver une réponse aux principales questions sur l’idée au projet.

-         Donne une photographie globale d’une zone géographique

-         Permet de visualiser la concurrence, et d’avoir une palette d’indicateurs

-         Très simple d’utilisation il permet en quelques clics de déterminer différentes zones de chalandise

-         Offre une cartographie facilement compréhensible et opérationnelle

Inconvénients de l’outil :

-         les résultats datent de 1999 et ne sont pas d’actualité, le dernier recensement se finissant cette année, les chiffres ne seront réactualisés que l’année prochaine.

-         il s’agit d’une photographie démographique d’une zone géographique de 1999

-         la multiplicité des résultats est difficile à interpréter pour un créateur seul sans l’accompagnement d’un conseiller.

-         l’outil ne permet pas de constituer une étude de marché mais seulement d’avoir un début pour l’établissement de celle-ci.

Une démonstration est proposée sur le site de l’INSEE : www.insee.fr

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Services de géolocalisation : Usages

Pour faire suite à la conférence du vendredi 1er février, voici une note sur les usages possibles des outils et services de géolocalisation.

La conférence commence par une première démonstration d’un outil de géolocalisation en nous exposant une carte de ville sur laquelle des noms de bâtiments et d’autres lieux sont indiqués. Ma première réaction : « un outil très sympa !!! Oui mais... à quoi cela peut-il bien servir ? ».

De plus, l’un des participants à la conférence semble avoir lu dans mes pensées et pose la question suivante (si les termes ne sont pas exacts, l’idée y est) : cette pratique ne risque-t-elle pas de poser des problèmes en matière d’immobilier ? Après tout, n’importe qui peut déclarer résider à n’importe quel endroit, définir que tel lieu correspond à tel administration... sans que cela ne puisse être contrôlé. La réponse donnée consiste à expliquer que poser cette question revient à remettre en cause tous les principes du web 2.0, où chacun (et tous à la fois) est producteur de la connaissance.

La géolocalisation, dès lors qu’elle permet à tout un chacun de participer à la création de cartes géographique, d’en être producteur, n’échappe alors pas à ce principe. Seulement, la connaissance n’est pas la propriété d’un seul être alors que lorsque l’on parle de zones géographiques, il y a bien un propriétaire.

Mais ce perdre dans ce débat n’en vaudrait finalement pas la peine (du moins dans ce blog) compte tenu des autres usages permis par les outils de géolocalisation. En effet, localiser des endroits pour les nommer, les identifier de manière officielle n’est pas la finalité de tels outils.

L’idée est de permettre à des internautes, des communautés, de partager des informations et de la connaissance sous une forme innovante : en les localisant dans l’espace géographique.

Si d’autres insisteront sur les potentialités de tels outils, je souhaite, pour ma part, m’attacher à répondre à la question qui a interloqué un certain nombre d’entre nous avant la conférence : « à quoi cela peut-il bien servir ? ».

Les usages sont nombreux et peuvent toucher de nombreux domaines. Je vous propose ainsi quelques exemples d’utilisation dans les sphères privée, communautaire, professionnelle et service public.

1/ Sphère privée :

Constitution d’un carnet d’adresses perso utile lors de déplacements répétés :

J’aime les excursions, sortir, je me déplace énormément pour des raisons personnelles ou professionnelles partout en France et à l’étranger. Malheureusement, je suis un peu étourdi et oubli vite ou perd les adresses de mes amis, des restaurants, lieux de balade, musées et autres night clubs que j’ai eu l’occasion de découvrir et dont je garde un bon souvenir.

Lors de mon dernier déplacement à Toulouse, j’ai oublié de passer voir mon ancien ami Lulu (qui habite le coin), je suis tombé sur un restaurant abominable alors que je ne savais pas où dîner et ai fini la soirée seul dans ma chambre d’hôtel alors qu’un bar des plus sympas se trouvait juste à coté de mon hôtel.

J’aurais pu profiter de mon séjour si j’avais noté, au fur et à mesure de mes déplacements, les lieux et adresses intéressants sur ma propre carte et si je l’avais consulté.

2/ Sphère communautaire :

Constitution d’un carnet de bonnes adresses partagé :

Mieux encore, j’aurais pu découvrir de nouveaux lieux intéressants sur Toulouse en consultant une carte recensant les bonnes adresses de restaurants et autres lieux de sortie, créée et animée par des centaines d’internautes, incluant des commentaires, des notations...

Plus ergonomique et pratique qu’un site de référencement de bonnes adresses classique, ce type de carte me permet de visualiser d’un coup d’œil les lieux intéressants pour une zone géographique donnée.

Constitution de guides de voyage :

Dans la même optique des cartes touristiques peuvent être créées par des internautes souhaitant partager leurs expériences. Il est ainsi possible de visualiser, pour une destination donnée, les lieux à visiter, restaurants et logements, activités sportives, excursions... commentées et notées par les voyageurs.

Ce service gagnera à être accompagné par des photos et vidéos et s’avérera d’une grande utilité pour les personnes souhaitant préparer un voyage.

De plus, la création de cartes personnelles pourra permettre au touriste de définir, avant son départ, un circuit de visite et de localiser les lieux retenus pour ses excursions.

Constitution d’un carnet d’adresse avec géolocalisation :

Les services de géolocalisation permettent de localiser des lieux mais aussi des personnes, des membres de communautés... Ils constituent le moyen idéal pour localiser et retrouver des amis, collègues, voisins, anciens camarades de classe... mais également pour rencontrer de nouvelles personnes selon des critères géographique ou d’appartenance à des communautés.

3/ Sphère professionnelle :

Plus sérieusement, les outils de géolocalisation peuvent présenter de sérieux avantages pour les entreprises. Ils peuvent par exemple être utilisés pour :

L’organisation et planification de tournées de livraison

La définition de zones commerciales

La définition du plan des infrastructures, terrains de l’entreprise

Le marquage de l’implantation géographique de l’entreprise et ses concurrents

4/ Sphère service public :

Les outils de géolocialisation sont très utiles pour les administrations publiques. Les usages sont nombreux, mais à titre d’exemple, nous pouvons noter :

La localisation des bâtiments administratifs des services publics :

Utilisation des services de géolocalisation pour localiser, à l’échelle d’une ville, d’une circonscription, d’un département... des mairies, écoles, Espaces Publics Numériques (EPN), hôpitaux, postes de police...

L’identification de zones caractérisées par la présence de services particuliers :

Exemple : répartition nationale des EPN.

L’identification des zones à particularité géographique :

Exemple : zones caractérisées par la présence de carrières, zones classées en zones inondables, zones sismiques, zones non constructibles...

Représentation spatiale du PLU

Dans les domaines des services publics, nous pouvons par ailleurs noter que les outils de géolocalisation pourront permettre la mise au propre et la diffusion de nombreux plans papier restés classés dans les archives des services administratifs et difficilement accessibles par les particuliers.

La présentation de quelques cas concrets d’usages d’outils de géolocalisation nous permet de conclure sur les points forts et limites de ces outils :

Points forts et avantages :

- Création simplifiée de cartes (grâce aux plans de fond proposés et aux outils d’édition intuitifs, simples à utiliser et gratuits)

- Mise à disposition / diffusion de ces cartes ainsi créées à un très vaste public

- Commentaires et notations permis de lieux géolocalisés par tous, partage des points de vue

- Remontée d’informations terrain. La production de cartes n’est plus réservée aux administratifs depuis leur bureau. On peut dès lors supposer que les cartes seront plus proches de la réalité du terrain.

- Création partagée et mutualisation des connaissances et expériences de chacun : l’individu comme producteur de la « connaissance géographique ».

Limites :

- Limite pour le domaine professionnel en ce qui concerne la sécurité des informations, l’accès aux informations sensibles indiquées sur les cartes mise en ligne sur Internet. L’accès à ces informations est-il réellement protégé ? Les mécanismes d’autorisation d’accès proposés par les fournisseurs d’outils/services de géolocalisation suffisent-ils ?

- Revendication de la propriété immobilière

- Contrôle des informations indiquées sur les cartes et modération des informations diffusées

Mise en abîme

Voici par l'exemple un outil simple à utiliser.

Papier ou machine ?

Les élections primaires aux Etats-Unis donnent lieu à des interrogations sur la méthode de vote à employer.

La Floride a renoncé à ses machines à écran tactile...
En Californie, ce sont plutôt des problèmes d'organisation qui ont affecté les élections - plus de bulletins de vote, des listes d'électeurs incomplètes...
Mais aussi des bulletins papier, à la lecture déroutante pour l'électeur !

'You can have it fast and cheap, but not accurate', il semblerait néanmoins que les dernières élections de 2004 aient refroidi plus d'un responsable local.  Dans une vingtaine de comtés, la décision avait été prise de repasser au bulletin papier, préférant passer une nuit à compter les bulletins plutôt que plusieurs, en cas de contestation, après la mise en cause de l'intégrité du vote (Floride en 2000).

En France, le ministère de l'intérieur a refusé de nouvelles autorisations pour les communes désireuses de tester le vote électronique lors des prochaines élections municipales et cantonales, préférant une approche plus pédagogique en renforçant d'abord la confiance  des électeurs.

A noter la très intéressante publication, à la demande de la Direction générale Institutions et Population du Sénat belge, d'une étude générale des processus de vote électronique mis en œuvre dans le monde, réalisée par un Consortium d’universités belges. En deuxième partie de l'étude, le Consortium analyse plusieurs systèmes de vote électronique.

http://www.ibz.rrn.fgov.be/index.php?id=1062&L=0

Web 2, Web 3 c'est un peu court...

Joel de Rosnay vient de caractériser le Web 4.0. Un Web pervasif. La vidéo très courte résume l'évolution passée et le futur proche de notre rapport au Web.

Je ne développe pas dans ce message la notion de pervasif ou d'ubimédia. Cette notion fera l'objet d'une présentation plus approfondie dans l'"objet de mon caractère"

L'article sur  Affrodance

Sisco, Intel et Microsoft ont un VRP de choix...

L’UNESCO lance les Standards de compétences TIC des enseignants lors de la Conférence Moving Young Minds la suite ->>

via le microblog Momiclic de Valérie animarice d'un EPN Wallon.

l'occasion de découvrir au passage twitter, un outil de microblogging.

Stratégie de Microsoft pour lutter contre Google

Microsoft a engagé une offre publique d'achat sur Yahoo vendredi dernier.

Objectif : rattraper le retard pris par Microsoft dans le domaine de la publicité en ligne, actuellement largement dominé par Google.

En se rapprochant de Yahoo, Microsoft espère combiner les forces de Yahoo aux siennes (les mutualiser) et tirer avantage d'une vision partagée de la publicité en ligne pour peser davantage dans ce domaine.

Les points forts de cette acquisition pour Microsoft reposent notamment sur :

- une complémentarité entre les forces des deux acteurs tant du point des services proposés (de type portail, webmail, messagerie instantanée) que de celui de leur part de marché à l'échelle mondiale (implantation aux Etats Unis/Europe/Asie)

- le partage d'un modèle publicitaire commun aux deux acteurs

- la mutualisation des équipes R&D des deux acteurs pour un renforcement de la capacité d'innovation de Microsoft

Plus d'informations sur le sujet : http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39378076,00.htm?xtor=RSS-1

Defense indépendante...

La gendarmerie a annoncé lors du Salon "Solutions Linux" déjà évoqué sur ce blog qu'elle allait passer ses 70 000 postes sous linux. La distribution Ubuntu (déjà évoquée aussi) à été retenue.

C'est avant tout pour des raisons d'indépendance que le libre est choisi au ministère. Les économies ne viennent que plus tard. Même si elle sont a terme considerables.

Le libre à le vent en poupe même si 400 000 machines sous vista sont vendues chaques mois dans le monde et que le Maire de Paris signait un accord avec Bill Gates en personne mardi dernier.

un article sur zdNet

Je viendrai au prochain cours avec quelques CD pour ceux qui veulent tester. (me voilà avec un systeme de keuf...)

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